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L'ONU se penche sur les relations entre Ottawa, Québec et les autochtones
Le Devoir

L'ONU se penche sur les relations entre Ottawa, Québec et les autochtones

PC
Édition du vendredi 5 août 2005


Québec -- Le comité des droits de la personne des Nations unies pose des questions sur la façon dont le Canada et le Québec négocient avec les autochtones.

Les gouvernements du Canada et du Québec devront répondre en effet à des inquiétudes que vient de formuler le comité concernant l'état des négociations avec les différentes nations autochtones du Canada.

Les Nations unies veulent notamment avoir des détails sur le concept d'autodétermination qui est reconnu aux nations autochtones et sur l'extinction des droits aborigènes, notamment ceux des Innus.

Dans un document préliminaire daté du 25 juillet dernier, le comité des Nations unies formule également des questions sur les démarches mises en avant par les gouvernements fédéral et provinciaux pour favoriser la participation des femmes autochtones dans tout le processus de négociations.

Au sujet des femmes autochtones, les autorités internationales s'interrogent d'ailleurs sur le fait qu'elles seraient cinq fois plus nombreuses que les autres femmes à subir des sévices violents qui causent parfois le décès. On réclame des données précises à cet égard.

Enfin, on veut savoir quelles mesures les dirigeants canadiens et québécois prennent pour favoriser le développement des langues et cultures amérindiennes.

L'avocat Armand McKenzie, qui défend le Conseil des Innus du Nitassinan auprès du comité à Genève, criait victoire hier. «Il s'agit d'une grande victoire. Que le comité se penche sur l'extinction unilatérale des droits des Innus par une loi canadienne confirme ce que nous pensons depuis 30 ans : il s'agit d'une question de droits qui mérite d'être revue et corrigée», souligne Me McKenzie dans un communiqué diffusé depuis Genève, en Suisse, où siège la Commission des droits de l'ONU.

Me McKenzie soutient que la Convention de la Baie-James et celle du Nord québécois ont annulé en 1977 les droits territoriaux des Innus dans le secteur de la ville de Schefferville (que les Innus appellent Matimekosh).

Les Innus n'avaient pas signé en effet ces traités qui concernaient officiellement les Cris et les Inuits, mais qui touchaient néanmoins au territoire revendiqué par les Innus.

Dans une représentation formulée en 2004, Me McKenzie avait d'ailleurs protesté contre la stratégie des gouvernements. «Les pratiques canadiennes en matière d'extinction des droits culturels et juridiques violent un certain nombre de normes internationales relatives aux droits de l'homme», plaidait-il.

Source : http://www.aborinews.com/contenu/bulletin/bulletin.asp?cat=NouvellesFr&id=2344
 

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