59 visites, 62 pages affichées Administration
Bienvenue ! Login
AAQ.CA Autochtones Indiens
RENCONTRE AU PAYS DES MAKOUA (MAGOUA)
Les 23-24-25 juin 2006 avait lieu la première rencontre des informants naturels internautes de l’histoire des Métis du Canada.

Sur le site de La Nation Autochtone des Métis intervenaient régulièrement sous différents sujets à l’Index du Forum. Se reconnaissant dans leur désir de rendre une information juste et par leur action de rééquilibrer l’information qui donnait sur le faux, une correspondance privée s’était établie entre les intervenants qui contraient la désinformation. L’on se donnera rendez-vous sur le site de La Nation Autochtone, approche ouverte sous le nom du projet d’un : Grand Rassemblement*. À l’expérience du mode ouvert à tous sur le site, l’on agréa rapidement qu’opérationnaliser une telle rencontre ne pouvait se faire qu’en mode fermé parce que les amis des esprits noirs devaient en être exclus. Le groupe initial ou intervenants naturels du site de La Nation Autochtone et leur projets s’appellerait le Grand Dérangement dans la phase de consolidation et le moment ou le groupe s’élargirait en une volonté commune à l’ensemble du Québec, ce Temps d’action s’appellerait le Grand Rassemblement *. Le groupe initial et son Temps s’appelleront toujours le Grand Dérangement.

(* Ce nom fut utilisé en juillet 2006 par la CPAQ/CPAC)

Rencontre au pays des Makoua (Magoua)

La « petite mission », disaient les Français du Québec. En fait, les Makouas forment une communauté métisse historique bien connue. Cet endroit est le centre géographique qui permit aux Métis venus de points éloignés du Québec de se rencontrer en un point commun, en terre métisse, en la Petite Mission de Yamachiche lors du premier Temps du Grand Dérangement (édition 2006). Des intervenants (informants naturels) provenant de diverses régions du Québec s’y sont retrouvés pour resserrer leurs liens d’amitiés et se solidariser davantage en mode libre expression du pays. De belles journées où les esprits des Ancêtres accompagnaient les convives dans un cercle de partage du respect des réalités de chacun par une écoute fraternelle. Et cela se poursuit....


Steve Blanchette, hôte Makoua

Nos hôtes du pays Makoua, les représentants du cercle de famille, Madame Nathalie Gélinas et sa fille Mademoiselle Marie-Pier Gélinas, Madame Kathy Blanchette, cousine de Steve Blanchette et Madame Julie Noël, la tante de ce dernier nous accueillent.



Le drapeau des Métis flotte à l’entrée du site généreusement offert par la municipalité. Ce drapeau est aussi celui qui flotte chez nos cousins francophones de l’Ouest (par exemple : Union Nationale Métisse St-Joseph du Manitoba, fondée en 1884 par Louis Riel)



Au pays des Makouas, la tenue de ce rassemblement est largement connue et fièrement affirmé par hôtes et invités au cœur d’une population de Métis affirmés.

Dès l’arrivée, le café est prêt. Monsieur Jonathan Cyr de Montréal reçoit ainsi en toute simplicité les correspondants avec qui il échange depuis des années, ne les connaissant souvent que par un mode virtuel, Internet.



Une fois installés nous nous retrouvons autour du feu.

Le feu de nuit est bien plus qu’une simple symbolique chez les Métis. Chacun d’entre les participants ici, que ce soit un de Montréal ou un autre venu d’ailleurs, sont demeurés sur le cours de leurs vies en relation avec les éléments qui les rattachent à Terre-Mère. Chacun a ses coins de nature où l’Esprit s’exprime avec force. Ce feu décrit en son pourtour le cercle sacré dans le noir laissé progressivement par le jour s’éloignant discrètement. De très lointaines croyances habitent toujours nos gens. Ainsi, nous distinguons qui sont de nous et qui sont copistes.



Les participants reçurent en cadeau une épinglette commémorative du premier Grand Dérangement, édition 2006, épinglettes confectionnées par Marie-Berthe Ledoux, artiste émailleur qui est aussi la belle-mère de Monsieur Décosse.



Des cahiers à colorier ont aussi été confectionner pour les enfants présents. Plusieurs personnes ont contribué à la cueillette d’images, mais le montage, la reliure et la page couverture sont l’œuvre de Monsieur Yves Décosse.



Les échanges sont chaleureux et conviviaux. Un homme venu des bois vers la ville de Sherbroooke, Monsieur Raymond Cyr, et un homme parti de la ville de Montréal, Monsieur Réjean Auger, vers un petit village près de Rouyn-Noranda croisent avec amusement leurs discours. L’Esprit Métis s’acquiert et ne se transfert pas par le sang. Et quel plaisir que de vivre cette si riche réalité!



Monsieur Yves Décosse de Montréal a prêté main forte à Steve Blanchette dans la préparation du site pour accueillir les arrivants. N’appartenant plus maintenant qu’à lui-même et son monde intérieur avec qui il entre en contacte à volonté, il prend un peu de repos devant les nouveaux venus qui s’activent.



Les échanges vont bon train autour du feu et des membres de la Communauté de Yamachiche se sont joints à nous.



À la rue pendant que le drapeau des Métis flotte, un feu indique le point central de la rencontre tel il fut et en est depuis des millénaires.



Une parenté d’idées, de pensées et de traditions fait ici bon ménage entre des Métis appartenant à différentes communautés. Des échanges joyeux vont bon train et s’interpénètrent tels des flammes d’un seul feu. La Communauté de Yamachiche est là avec nous et nous sommes avec elle. Ce pays Makoua, quelle belle homogénéité culturelle !



Madame Gisèle Bourgoin de Montréal et Monsieur Raymond Cyr de Sherbrooke échangent avec un membre de la Communauté Makoua de Yamachiche. Oui, l’an prochain, toute la communauté Makoua ne devrait–elle pas être l’hôte ? Monsieur Steve Blanchette, l’hôte Makoua, sourit à cette idée.

Il est au cœur de la nuit. Les visions y sont et le sommeil en révèlera d’autres.



Monsieur Daniel Bourgoin de Montréal partage ses réalités venues des grandes profondeurs des Temps, de là où le Temps cesse d’exister pour n’être qu’Esprit. Monsieur Raymond Cyr s’en trouve heureux.



Monsieur Marco Daigle de Sherbrooke, gardien de la spiritualité et des valeurs= métisses chez les siens, Monsieur Yves Decosse de Montréal, agent professionnel de développement communautaire et Monsieur Réjean Auger du Moyen Nord québécois, professionnel issu du monde des médias, joignent leurs grandes connaissances sur différentes dimensions humaines.



Les doyens de la Commuanuté Métisse de l’Estrie, Monsieur Réal Daigle de Beauport et Madame Simone Gaudreault de Beauport scrutent en recherche du moindre détail les photos de chasse que Françoise Boisvert leur présente. La chasse, la pêche, la cuillette ainsi que la vie en nature sont des sujets d’échanges qui demeurent intensément prenants chez-nous, les Métis.



Le deuxième jour de trois, samedi matin, tout le monde est debout tôt et se rassemblent d’un pied léger autour d’un bon café servit par Jonathan Cyr de Montréal.



Les éléments des repas furent mis en commun. Madame Danielle Robineau de Bellecombe (région Rouyn-Noranda) a vu à ce que rien ne manque. Les repas sont un partage en commun, et il y a ainsi de tout pour tous. Un festin de viandes sauvages fut cuisiné au souper du samedi soir, des viandes offertes en cadeau par les Métis chasseurs de la communauté Makoua de Yamachiche. Nous voyons Monsieur Marco Daigle s’affairer à la cuisson d’aliments.



Nous voyons ici et là, un peu partout sur le large terrain mis à la disposition des Métis venus d’un peu partout au Québec, l’un et l’autre se parlant, l’un allant vers un autre, des rassemblements spontanés... et quoi de mieux qu’une bonne table pour se regarder dans les yeux, droit au cœur.



Nous voyons Messieurs Yves Décosse et Jonathan Cyr de Montréal, Marco Daigle de Sherbrooke et Daniel Bourgoin de Montréal.



En après midi, un petit groupe des nôtres s’est rendu voir de la petite Rivière du Loup. Nous nous souvenons avec atterrement qu’un déversement de produits pétroliers y avait eu lieu quelque temps auparavant suite au déraillement d’un train.

À la file indienne sur le bord de la Rivière du Loup, de gauche à droite nous voyons Monsieur Daniel Bourgoin, Raymond Cyr, Steve Blanchette, Réjean Auger et Johanne Bernier.



Heureusement, la nature reprend le dessus. Nous avons été heureux de constater qu’il ne subsistait pas de traces du déversement sur les berges de la rivière. Quel beau chemin d’eau traversant le pays Makoua!

Un des jeunes participants : Tristan Daigle, fils de Marco Daigle, est dynamiquement parmi son monde.









Madame Danielle Robineau du Moyen Nord, son pays de lacs et rivières, se prépare à retenir des souvenirs photos. Madame Robineau est artiste peintre. Certaines de ses toiles sont visibles sur le site de la Communauté Métisse de l’Estrie.

Forum de la Communauté Métisse de l'Estrie
http://groups.msn.com/communautemetisseestrie



Monsieur Jean-Guy Landry, Indien Abénaki statué, représente ici la base plain air AWASOS du Lac Édouard. Il rencontre les Métis du Grand Dérangement pour leur rappeler que le centre est aussi un projet des Métis. Il est accompagné de son épouse. Là encore, bien d’autres sujets intéressants furent abordés.







Troisième jour, dimanche, les informants naturels se réunissent afin de préciser leur rôle et actions. Nous voyons trois d’entre eux. Monsieur Marco Daigle, Monsieur Raymond Cyr et Madame Johanne Bernier tous trois de Sherbrooke.



La ronde des échanges se poursuit inlassablement. Ici, Madame Gisèle Bourgoin et Monsieur Yves Decosse sont attentifs aux propos de Steve Blanchette.



Le groupe des informants naturels s’est rassemblé une toute dernière fois en après-midi, à l’abri du soleil de plomb de ce dimanche 25 juin 2006, avant leur retour vers chacune leur communautés... un peu partout au Québec.





Mesdames Johanne Bernier de Sherbrooke, Simone Gaudreault de Beauport et Messieurs Yves Décosse de Montréal, Daniel Bourgoin de Montréal et Réal Daigle de Beauport.



Messieurs Réjean Auger de Bellecombe, Steve Blanchette de Yamachiche et Réal Daigle de Beauport

Les participants à cette rencontre ne sont pas tous présenté ici et nous en présenterons encore sous d’autres articles.

Les échanges marquèrent la solide relation existante entre les informants naturels qui n’avaient eu que les moyens médiatiques pour se connaître pour se connaître jusqu’à ce jour. Chacun fit des « premières » rencontres; L’Abitibi, l’Estrie, la grande région de Montréal, la région de Québec, la haute Mauricie et un cousin français (la France étant une des premières nations des Métis). Tous furent nourris de généreux échanges. Les émotions qui étaient au rendez-vous accompagnent encore les participants. Le moment le plus prenant fut d’entendre l’hymne Métis, chanté par le ténor d’opéra, Monsieur Jean-Marc Philipe Duval accompagné de la musique de Monsieur Claude Hernandez de Tonnoy, France.

Après des au revoir emplis d’émotions, l’on se donne rendez-vous l’an prochain pour la deuxième édition du Grand Dérangement...

Cet article est le fruit de la collaboration de :

Yves Décosse
Métis
Agent Communautaire professionnel

Raymond Cyr
Alliance Autochtone du Québec
Communauté Métisse de l’Estrie
Union Nationale Métisse St-Joseph du Manitoba

Danielle Robineau
Alliance autochtone du Québec
Communauté Métisse de l’Estrie
Union Nationale Métisse St-Joseph du Manitoba
 

Haut de la page
 

Accueil Articles Événements Liens Annonces Discussions Mon Portail Devenir Membre Administration

Copyright © Jean Jolicoeur. Tous droits réservés.