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Revue de presse du barrage de la route 117
Presse Canadienne (Montréal), lundi 12 mars 2007
La route 117 bloquée par des autochtones

Le Journal de Montréal, mardi 13 mars 2007
«Si c'était des Blancs... ils auraient déjà les menottes aux mains»

Le Journal de Montréal, mardi 13 mars 2007
Toute une région en otage

Le Journal de Montréal, mardi 13 mars 2007
Les chefs des partis refusent de commenter

La Presse, mardi 13 mars 2007
La barricade sur la 117 partiellement levée

Le Journal de Montréal, jeudi 15 mars 2007
Un groupe d'imposteurs



Presse Canadienne (Montréal), lundi 12 mars 2007

La route 117 bloquée par des autochtones

Presse Canadienne
Montréal



Archives La Presse
La route 117, le seul lien routier entre les Laurentides et l'Abitibi-Témiscamingue, est bloquée par des autochtones depuis 5h30, lundi matin, dans la réserve faunique La Vérendrye.

Les protestataires, au nombre d'entre 25 et 50, selon la Sûreté du Québec, seraient des Algonquins. Ils ne semblent pas avoir l'intention de lever leur blocus avant qu'un représentant du ministère des Ressources naturelles et de la faune du Québec ne vienne à leur rencontre.

La barricade bloque les deux voies de la route à environ 70 kilomètres au nord de Grand-Remous. Deux roulottes, une pelle mécanique, des billots de bois et des barils ont été utilisés par les forcenés. Plusieurs véhicules ont dû rebrousser chemin en raison de la présence de la barricade.

Les agents de la Sûreté du Québec qui observent les mouvements à la barricade ont jusqu'ici remarqué la présence d'armes de chasse, d'individus masqués et d'un drapeau des Warriors, mais aucun coup de feu n'a retenti et la police ne signale aucun acte d'agressivité.

Au coeur du litige figure la récupération d'arbres morts ou malades étendus en forêt ou à demi renversés. Ce bois devait, selon eux, être récupéré par l'organisme sans but lucratif «Gestion des Ressources naturelles autochtones», puis, acheminé aux compagnies forestières.

Leur porte-parole, Guillaume Carle, explique que l'organisme devait ainsi procurer de l'emploi à quelque 300 autochtones. M.Carle, qui est aussi le grand chef de la Confédération des peuples autochtones du Québec et du Canada, aurait refusé d'accéder à la demande de la Sûreté du Québec et de procéder au démantèlement de la barricade, tant et aussi longtemps que le gouvernement du Québec ne dépêche son représentant pour régler le dossier.

Il n'est pas dans les plans immédiats de la Sûreté du Québec de démanteler la barricade et de disperser les amérindiens. La police tente de négocier avec eux pour que la route soit rouverte, mais s'abstient de le faire sur leurs revendications. Un périmètre de sécurité et un poste de commandement ont été installés.

La Sûreté du Québec vérifie plusieurs éléments au plan légal, comme la nécessité et l'urgence d'agir.

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Le Journal de Montréal, mardi 13 mars 2007

«Si c'était des Blancs... ils auraient déjà les menottes aux mains»
Roger Caouette, maire de Rouyn-Noranda


Des individus arborant les couleurs des Warriors sont venus prêter main-forte aux autochtones de l'Abitibi pour mener à terme leur coup d'éclat.
Photo Pierre Vidricaire
Le blocus de la route 117 a causé hier bien de la grogne et des soucis parmi la population abitibienne.

Caroline Roy
Le journal de Montréal

Pour le maire de Rouyn-Noranda, Roger Caouette, la situation aurait été maîtrisée très vite si la route avait été bloquée par des Blancs au lieu des autochtones.

«Si c'était des Blancs qui manifestaient, ça ferait longtemps que ce serait réglé. On aurait déjà les menottes aux mains», a lancé M. Caouette au Journal, hier en fin d'après-midi.

Ce dernier s'avouait prêt à monter au front avec d'autres maires de la région pour faire des pressions si le blocus devait perdurer.

«On va se lever si ça dure trop longtemps», a-t-il dit.

Un détour perturbant

La route 117 est le seul lien routier entre les Laurentides, Montréal et l'Abitibi-Témiscamingue. Toutes les municipalités abitibiennes ont été touchées par la fermeture de la route.

«C'est très perturbant, surtout pour les compagnies de transport», dit Anik Brochu, directrice de la Chambre de commerce de Val-d'Or.

Pour atteindre Val-d'Or autrement que par la route 117, les véhicules doivent passer par l'Ontario ou par le Témiscamingue, via Chibougamau. «C'est drôlement plus compliqué pour les camionneurs et ça peut prendre deux heures de plus», indique Mme Brochu.

Plaintes et craintes

«Toute la journée, nous avons reçu beaucoup de plaintes de clients pour des retards de livraison», explique pour sa part Lucie Lefrançois, commis à la compagnie de transport Groupe Thibodeau, à Val-d'Or.

Dans les épiceries, on a aussi craint que le blocus dure plus de 48 heures.

«Le mercredi matin, je reçois des commandes de Montréal pour des produits périssables», explique Laurier Grenier, directeur d'une épicerie Provigo à Amos.

De son côté, Québec se défend bien d'avoir traîné les pieds dans les discussions avec les autochtones.

«Dès le début des pourparlers avec les autochtones, le gouvernement a signifié qu'il ne négocierait pas tant que la route restait bloquée», dit Marie-Josée Duhamel, attachée de presse du ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis.

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Le Journal de Montréal, mardi 13 mars 2007

Toute une région en otage

La route 117, seul lien routier vers l'Abitibi, bloquée par les autochtones et les Warriors

PARC DE LA VÉRENDRYE | L'Abitibi a été prise en otage hier pendant plus de seize heures par une cinquantaine d'autochtones, qui ont bloqué la route 117 entre les Laurentides et I’Abitibi-Témiscamingue.

Marilou Séguin et Caroline Roy
Le Journal de Montréal


À l'aube, les manifestants autochtones ont déversé des billots de bois sur la route 117 pour y ériger une barricade.
Photo courtoisie TVA
En fin de soirée, les autochtones ont fmi par lever la moitié de la barricade, ce qui a permis de rétablir partiellement la circulation.

Selon les informations disponibles tard hier soir, des négociations menées en après-midi auraient permis d'en venir à une entente.

Le reste de la barricade serait levée ce matin, une fois que des documents détaillant l'entente conclue seront signés. Ni la Sûreté du Québec ni les représentants des autochtones ou du gouvernement n'ont voulu révéler la teneur des pourparlers.

Les barricades avaient été érigées hier matin, vers 5h30. Ce blocus a tenu en otage toute la population abitibienne (voir autre texte).

Durant toute la journée, les protestataires étaient armés et se disaient prêts à mourir pour leur cause. Tandis que les policiers les surveillaient à distance.

«Nous ne sommes pas venus ici pour se faire tirer dessus, mais si la Sûreté du Québec essaie de nous sortir de là, on va se défendre et ça va mal finir», a affirmé, hier, Guillaume Carle, grand chef de la Confédération des peuples autochtones du Canada et porte-parole des manifestants.

Deux tipis sur la chaussée

Aux petites heures, les forcenés ont utilisé des billots de bois et des barils pour bloquer les deux voies de la route, à environ 70 kilomêtres au nord de Grands-Remous, dans le parc de La Vérendrye.

Une roulotte et deux tipis installés en travers du chemin servaient d'abris aux autochtones rassemblés surplace.

«Des armes de chasse ont été.aperçues de l'autre côté de la barricade. On n'interfère pas, on est là pour assurer la sécurité de tous et chacun, a dit Mélanie Larouche de la SQ de l'Outaouais. Avant d'intervenir, il faut s'assurer qu'on n'envenimera pas les choses.»

Drapeau warrior

Tout au long de la journée, le drapeau des warriors a flotté au-dessus de la barricade.

«Notre peuple est en train de se révolter parce qu'il n'est pas traité équitablement. Les warriors sont là pour protéger les manifestants. Les gars m'ont dit qu'il faudrait les tuer pour les enlever de sur la route», a dit M. Carle.

Les véhicules qui s'engageaient sur la 117 devaient rebrousser chemin avant le barrage. Il n'y a pas d'autre lien routier entre les deux régions.

«C'est dommage de ne pas avoir le choix d'en venir là pour se faire écouter», a dit le grand chef.

Revendications nébuleuses

Les autorités n'ont pas laissé les médias s'approcher de la barricade.

Selon le porte-parole des autochtones, une entente avec le gouvernement du Québec sur la récupération du bois en forêt n'a pas été respectée et serait à l'origine de ce moyen de pression.

«De plus, des centaines d'autochtones ne veulent plus vivre dans une réserve et là, ils vivent à l'extérieur dans des conditions épouvantables, a-t-il expliqué. Ce barrage-là se veut un acte de sensibilisation.»

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Le Journal de Montréal, mardi 13 mars 2007

CAMPAGNE
Les chefs des partis refusent de commenter

Trop occupés à se préparer au débat de ce soir, qui pourrait décider de leur sort, les trois principaux chefs de parti ont refusé, hier, de sortir quelques secondes de leur retraite pour commenter le blocus de la route 117 par des autochtones.

Ni Jean Charest, qui occupe encore le poste de premier ministre, ni ses adversaires André Boisclair et Mario Dumont n'ont accepté en fin d'après-midi hier de quitter momentanément leur retraite afin de commenter la situation, qui isole pratiquement l'Abitibi.

Au Parti libéral, les appels étaient redirigés vers l'attachée de presse du ministre de la Sécurité publique et candidat dans Saint-Laurent, Jacques Dupuis.

L'attaché de presse d'André Boisclair, Joël Simard-Ménard, a quant à lui simplement affirmé que son chef était occupé à la préparation du débat et ne ferait pas de commentaires.

Il suggérait de contacter le quartier général du Parti québécois afin qu'on trouve quelqu'un pour commenter l'histoire.

À l'ADQ, l'attaché de presse de Mario Dumont, Jean-Nicolas Gagné, probablement lui-même impliqué dans la préparation du débat, était injoignable.

Jean-François Codère

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La Presse, mardi 13 mars 2007

La barricade sur la 117 partiellement levée

Ariane Lacoursière et Émilie Côté
La Presse


Plus de 50 manifestants ont bloqué la route 117 avec deux roulottes, deux tipis, une pelle mécanique, les billots de bois et des barils.
Photo André Pichette, La Presse
Plus d’une cinquantaine de manifestants autochtones ont bloqué pendant plusieurs heures la route 117, hier, dans la réserve faunique La Vérendrye. Armés et masqués, les protestataires ont érigé un barrage pour réclamer de meilleures conditions de vie et le droit de récolter du bois mort dans les forêts du Québec.

Hier soir, des discussions entre les autochtones et le gouvernement ont permis la réouverture partielle du seul lien routier entre les Laurentides et l’Abitibi-Témiscamingue. Vers 21 h, les autochtones ont entrepris le démantèlement de la barricade, dressée à 70 km au nord de Grand-Remous.

«Ils sont en train d’ouvrir deux voies sur trois», a indiqué à La Presse Mélanie Larouche, porte-parole à la Sûreté du Québec (SQ). La circulation devait reprendre après que Transports Québec aura inspecté les lieux.

Toute au long de la journée, les manifestants ont scandé qu’ils ne partiraient pas tant qu’un représentant du gouvernement ne viendrait pas les rencontrer. Mais pour que leurs revendications soient entendues, le ministère de la Sécurité publique a exigé que la route soit dégagée.

Selon Guillaume Carle, porte-parole des manifestants, son groupe a décidé d’ouvrir partiellement la route après avoir obtenu une rencontre avec des représentants du Secrétariat aux affaires autochtones du Québec et du ministère des Ressources naturelles et de la Faune. D’après M. Carle, la rencontre aura lieu ce matin, à 11 h, dans un hôtel de Montréal. Mais au moment de mettre sous presse, Québec n’a pu confirmer cette information.

«Il y a eu des discussions, a indiqué Marie-Josée Duhamel, attachée de presse du ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis. La priorité était que la route ouvre le plus vite possible de façon pacifique.»

Dès 5 h 30 hier matin, plus de 50 manifestants autochtones ont bloqué la route 117 avec deux roulottes, deux tipis, une pelle mécanique, des billots de bois et des barils. La route a dû être fermée à la circulation, à 70 kilomètres au nord du village de Grand-Remous. «Des armes de chasse ont été vues», a indiqué la porte-parole de la SQ, Mélanie Larouche.

Les protestataires revendiquent le droit de récolter le bois mort sur leurs terres ancestrales pour l’acheminer aux compagnies forestières. Selon le porte-parole Guillaume Carle, le gouvernement a promis à un organisme, Gestion des ressources naturelles autochtones (GRNA), de lui permettre de ramasser le chablis (bois mort). Mais Québec n’a jamais respecter son engagement. Selon M. Carle, cela empêche la création de 300 emplois.

Actes dénoncés

Hier, plusieurs regroupements autochtones ont dénoncé les actes de M. Carle et de son groupe. Le chef du conseil de bande de Kitigan Zibi Anishinabeg, Stephen McGregor, et le chef de la Warrior Society, Daniel Burns, se sont empressés de condamner le blocage de la route 117. Le chef de l’Assemblée des premières nations a lui aussi manifesté son mécontentement. «Nous condamnons les moyens qu’ils utilisent. Ils ont des armes et cela est inacceptable», a affirmé le chef régional Ghyslain Picard.

La SQ a surveillé le barrage sur la route 117 tout au long de la journée d’hier, mais elle s’est abstenue d’intervenir. Les manifestants étant armés, les policiers ont dressé un périmètre de sécurité. Mais en soirée, la SQ ne signalait aucun incident.

En après-midi, Guillaume Carle avait menacé les policiers: «Si la SQ vient frapper ou blesser des gens, il pourrait y avoir un bain de sang. Personne n’est ici pour la violence.»

Ce n’est pas la première fois que le groupe représenté par Guillaume Carle manifeste. Le mois dernier, une protestation a eu lieu devant le bureau du ministre québécois des Ressources naturelles.

Hier, M. Carle a souligné que la barricade visait aussi à dénoncer les piètres conditions de vie des autochtones qui habitent à l’extérieur des réserves. «Pas d’électricité, pas de chauffage, pas d’eau (...) Les conditions sont inacceptables.» Guillaume Carle dirige aussi la Confédération des peuples autochtones du Canada.

Selon Patrick Brazeau, chef national du Congrès des peuples autochtones, M. Carle nuit à la cause des siens. Il est temps pour les gouvernements du Québec et du Canada de reconnaître que cet individu n’a aucune crédibilité et aucune légitimité, a déclaré M. Brazeau.

Avec Le Droit et la Presse Canadienne

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Le Journal de Montréal, jeudi 15 mars 2007

BLOCAGE DE LA 117
Un groupe d'imposteurs

Ils ne peuvent pas parler au nom des autochtones et souvent ne sont même pas amérindiens


PHOTO PIERRE VIDRICAIRE
L'Assemblée des Premières Nations et le grand chef des Algonquins ont dénoncé le blocage de la route 117.
Le groupe qui a organisé le blocage de la route 117 cette semaine est dirigé par des imposteurs qui ne peuvent pas parler au nom des autochtones et qui souvent ne sont même pas amérindiens, dénoncent les chefs et associations autochtones.

VINCENT LAROUCHE
Le Journal de Montréal

«On écoutait les médias parler de manifestation autochtone lundi et on se disait mais non; c'est une manifestation québécoise», raconte Caroline Nepton-Hotte, de l'organisme Femmes autochtones du Québec.

La barricade sur la 117 visait entre autres à dénoncer le sort des autochtones hors réserves, dont certains vivent dans des conditions proches du tiers-monde, comme le montrait le Journal hier.

Mais les organisateurs du blocus, membres de la Confédération des peuples autochtones du Québec (CPAQ), réclamaient aussi des droits de coupe en forêt.

Venus d'Abitibi ou de Maniwaki, ils se présentaient comme des métis et exhibaient une carte émise par leur organisme et certifiant qu'ils étaient autochtones.

Indien du jour au lendemain

«Ces cartes-là ne sont pas reconnues, s'insurge Lucien Wabanonik, grand chef des Algonquins. Tu paies ta carte de membre et tu deviens Indien du jour au lendemain, c'est illégal.

«Il y a des critères stricts pour voir si une personne est vraiment autochtone, et les métis aussi ont leurs critères, dit-il. Il ne suffit pas de retourner au temps de Champlain et trouver un Indien parmi toute sa famille.»

Le grand chef condamne vigoureusement le blocage de la 117 par plusieurs membres armés de la CPAQ. «Il y a des autochtones hors réserves qui vivent dans des conditions difficiles, oui, mais la CPAQ utilise le désespoir de ces gens pour se donner une visibilité.»

«Ces groupes qui se disent métis, on les voit pousser comme des champignons un peu partout au Québec», confirme Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.

Sérieux

M. Picard demande au gouvernement de ne pas négocier avec les manifestants.

«Les droits des peuples autochtones sont quelque chose de sérieux et ils ne peuvent pas être utilisés à tout vent par le premier venu», dit-il. Joint hier par le Journal, le chef de la CPAQ, Guillaume Carle, a rejeté ces accusations. «Tout le monde chez nous ont prouvé qu'ils avaient un ancêtre autochtone, assure-t-il. Et pour qui ils se prennent, eux, de dire que nous ne sommes pas représentatifs?»

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