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BLOCAGE DE LA 117
Le Journal de Montréal, jeudi 15 mars 2007

BLOCAGE DE LA 117
Un groupe d'imposteurs

Ils ne peuvent pas parler au nom des autochtones et souvent ne sont même pas amérindiens


PHOTO PIERRE VIDRICAIRE
L'Assemblée des Premières Nations et le grand chef des Algonquins ont dénoncé le blocage de la route 117.
Le groupe qui a organisé le blocage de la route 117 cette semaine est dirigé par des imposteurs qui ne peuvent pas parler au nom des autochtones et qui souvent ne sont même pas amérindiens, dénoncent les chefs et associations autochtones.

VINCENT LAROUCHE
Le Journal de Montréal

«On écoutait les médias parler de manifestation autochtone lundi et on se disait mais non; c'est une manifestation québécoise», raconte Caroline Nepton-Hotte, de l'organisme Femmes autochtones du Québec.

La barricade sur la 117 visait entre autres à dénoncer le sort des autochtones hors réserves, dont certains vivent dans des conditions proches du tiers-monde, comme le montrait le Journal hier.

Mais les organisateurs du blocus, membres de la Confédération des peuples autochtones du Québec (CPAQ), réclamaient aussi des droits de coupe en forêt.

Venus d'Abitibi ou de Maniwaki, ils se présentaient comme des métis et exhibaient une carte émise par leur organisme et certifiant qu'ils étaient autochtones.

Indien du jour au lendemain

«Ces cartes-là ne sont pas reconnues, s'insurge Lucien Wabanonik, grand chef des Algonquins. Tu paies ta carte de membre et tu deviens Indien du jour au lendemain, c'est illégal.

«Il y a des critères stricts pour voir si une personne est vraiment autochtone, et les métis aussi ont leurs critères, dit-il. Il ne suffit pas de retourner au temps de Champlain et trouver un Indien parmi toute sa famille.»

Le grand chef condamne vigoureusement le blocage de la 117 par plusieurs membres armés de la CPAQ. «Il y a des autochtones hors réserves qui vivent dans des conditions difficiles, oui, mais la CPAQ utilise le désespoir de ces gens pour se donner une visibilité.»

«Ces groupes qui se disent métis, on les voit pousser comme des champignons un peu partout au Québec», confirme Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.

Sérieux

M. Picard demande au gouvernement de ne pas négocier avec les manifestants.

«Les droits des peuples autochtones sont quelque chose de sérieux et ils ne peuvent pas être utilisés à tout vent par le premier venu», dit-il. Joint hier par le Journal, le chef de la CPAQ, Guillaume Carle, a rejeté ces accusations. «Tout le monde chez nous ont prouvé qu'ils avaient un ancêtre autochtone, assure-t-il. Et pour qui ils se prennent, eux, de dire que nous ne sommes pas représentatifs?»

Lire les articles précédents traitant du blocage de la route 117
 

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