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L'incendie de la maison de James Gabriel, le seul accusé raconte sa version des faits
Le Journal de Québec, jeudi 29 mars 2007

L'INCENDIE DE LA MAISON DE JAMES GABRIEL
Le seul accusé raconte sa version des faits


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La maison de James Gabriel a été complètement détruite par les flammes le 12 janvier 2004.
MONTRÉAL (PC) – Reconstituées en Cour du Québec, mercredi, les circonstances de l'incendie de la maison de l'ancien grand chef de bande de Kanesatake paraissent assez simples. En revanche, la famille de James Gabriel et l'accusé lui-même, Joseph Daye, souffrent encore de cette orageuse soirée qui a tourné à l'émeute, le 12 janvier 2004.

Bien qu'il ait dénoncé trois de ses complices quand il s'est livré à la police autochtone dans les jours qui ont suivi, Daye, 42 ans, reste le seul accusé. Mercredi, lors des représentations sur sentence, tout en exprimant son repentir, il a surpris un peu tout le monde en assurant le tribunal qu'il accepterait de témoigner contre des membres de sa communauté, si jamais le ministère public les poursuivait en justice.

«J'avais peur avant, mais j'ai assumé mes responsabilités. Ils doivent faire de même, sinon ce ne sont pas des amis», a-t-il dit tout en soulignant que plusieurs le boudaient déjà au sein de la communauté de Kanesatake, d'où il est natif.

Sa version des événements entourant l'incendie de la résidence de James Gabriel est simple: il a été emporté par le vent de folie qui a marqué l'assaut du poste de police local et la prise d'otages des policiers accusés d'être au service du chef de bande.

À l'en croire, c'est lui qui a fourni l'accélérant qui a servi à mettre le feu à la maison. Après qu'on eut enfoncé la porte, il est entré dans la maison. Il s'occupait d'un chien quand on lui a arraché des mains un contenant d'essence ayant servi à alimenter un feu de bois allumé devant le poste de police. L'un des manifestants a ensuite aspergé un lit, alors qu'un autre a lancé une allumette.

Daye s'est rendu à la police après avoir vu à répétition les images télévisées le montrant avec le contenant d'essence, en face du poste de police de Kanesatake d'abord, puis à l'entrée de la maison rasée par les flammes.

«Je ne voulais pas que tout me passe sur le dos. C'est pourquoi j'ai tout raconté», a-t-il expliqué à la Cour.

De son côté, James Gabriel a raconté devant le tribunal les conséquences désastreuses que ces événements ont eu sur sa famille et sa carrière. Il a dù vivre pendant des mois dans un hôtel de Laval, pendant que sa femme et ses deux jeunes garçons vivaient en Ontario, à l'écart des autres membres de la famille, toujours dans leur terre natale de Kanesatake.

Tout en reconnaissant que Daye n'est pas l'instigateur de cette flambée de violence qui s'est soldée par l'incendie de la maison des Gabriel, l'avocat de la poursuite, François Brière, a requis une peine de prison ferme (moins de deux ans) à l'encontre de l'accusé.

L'avocat de Daye, Daniel Lighter, estime pour sa part qu'une peine avec sursis de 18 mois serait suffisante. Le juge Jean Beaulieu rendra sa décision plus tard.

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