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Communauté Métisse de l’Estrie est présente au 120ième de l’Union Nationale Métisse St-Joseph du Manitoba (PAGE 1 DE 3)

Communauté Métisse de l'Estrie est présente au 120ième de l'Union Nationale Métisse St-Joseph du Manitoba

La visite au Manitoba, lors du cent-vingtième (120ième) anniversaire de fondation de l'UNMSJM s'inscrit dans les échanges vivants de l'Union Est-Ouest

La visite au Manitoba, lors du cent-vingtième (120ième) anniversaire de fondation de l'UNMSJM s'inscrit dans les échanges vivants de l'Union Est-Ouest. Cette union naturelle de l'Est qui se prolonge progressivement vers l'Ouest date. Et elle est historiquement de culture métisse francophone en autant que l'on considère que c'est de la France que vinrent d'abord les arrivants qui se métissèrent. Elle précède la réalité métisse anglophone. (Réf : 1)

Ce sont donc des Métis francophones qui, partirent de la vieille Acadie, de Trois Rivières, de Sorel et autres points de l'Est et suivirent la route du castor qui fondèrent l'Ouest Métis. ( Réf : 2)

Un groupe d'Écossais, sous la direction de Lord Selkirk s'établirent tardivement pour former une colonie anglophone qui se métissera et ce, alors que des éléments Métis francophones étaient déjà bien enracinés depuis des générations dans l'Ouest. Toutefois, la vague de colonisation submergera l'Ouest canadien et l'équilibre numérique entre les Métis francophones et les Métis anglophones fut irrémédiablement rompu. S'en suivi l'assimilation d'une grande part de Métis francophones. Et la représentation mentale du Métis anglophone d'aujourd'hui est qu'il ne vient pas de l'Est sinon directement d'Europe pour s'établir dans les Plaines. Et un peu comme le canard dont l'œuf fut couvé par la poule et qui se croit une poule en grandissant, nombre de Métis francophones anglicisés réagissent tout comme s'ils étaient des descendants de la Nation métisse anglophone Écossaise, des descendants de la colonie de Selkirk, celle née directement dans l'Ouest. Néanmoins, il subsiste un nombre appréciable de Métis francophones de l'Ouest qui connaissent leurs origines, c'est-à-dire d'être ces Métis venus de l'Est. C'est cette réalité loin d'être nouvelle que l'Union Est-Ouest entretient.

Des tentatives échouées de création d'une union métisse d'Est en Ouest structurée avaient été entreprises successivement, il y a des années, auprès de représentants de la Manitoba Métis fédération (organisme politico-administratif de caractère anglophone). N'était de l'Union Nationale Métisse St-Joseph du Manitoba, il n'y aurait pas de représentation métisse francophone officielle distincte au Manitoba. Toutefois, elle y est et aussi, la plus ancienne de toutes au pays. La francophonie métisse d'Est en Ouest était négligée autant que les liens familiaux tissant sa trame de fond en tant nation métisse francophone au Canada.

Ainsi, des Métis francophones de l'Est étaient d'avis que des rapprochements familiaux et culturels très concrets devaient être faits entre Métis francophone d'Est et de l'Ouest (qui sont parents entre eux). C'est ainsi qu'une même vision (présente depuis des années voire, des siècles) a réuni Georges Letendre dit Batoche (parent direct de Louis Letendre dit Batoche, descendant des seigneurs de Sorel et fondateur de Batoche et autres), Raymond Cyr (natif de l'Ouest par sa mère, Métis Acadien par son père et parent avec Gabriel Dumont à son époque et autres), Réal Daigle, Simone Gaudreault Marco D'aigle (Métis Acadiens conscients de leurs racines et aussi de leurs appartenances familiales à l'Ouest) décidèrent en automne 2004 de rencontrer l'Ouest Métis Francophone de Saint Boniface. Ce projet se concrétisa étape par étape. Ainsi Communauté Métisse de l'Estrie et l'Union Nationale Métisse du Manitoba se lièrent d'amitié pour partager leur réalités par devant l'existence de la francophonie métisse au pays.

Les amitiés et les liens de familles sont et demeurent les seuls et uniques garants de ce mouvement. Ainsi, il fut fermement établi entre la Communauté Métisse de l'Estrie et l'Union Nationale Métisse Saint-Joseph du Manitoba qu'aucun acte légal (incorporation, enregistrement notarial et autre artifices et procédures) ne viendrait participer à cette réalité afin qu'aucun contrôle ne puisse se substituer à la fluidité de ces liens harmonieux établis dans l'Union Est-Ouest. Grâce à ce principe de solidarité ancien, des tentatives hâtives de prises de contrôle de l'Union Est-Ouest par des collaborateurs ambitieux échouèrent. Il n'en resta que des bouts de papier sans valeurs. Et ainsi va et ira l'Histoire avec ses bas et ses hauts; ses hontes et ses gloires.

Source : http://www.canadiana.org/citm/specifique/metis_f.html

Lors du Sommet Métis 2007, l'Union Nationale Métisse du Manitoba invite ses cousin-es métisses-ses au 120ième qui se tiendra à Saint-Boniface.
Sommet Métis 2007

Par l'entremise de Raymond Cyr, conseiller spécial du président de Communauté Métisse de l'Estrie reçoit l'invitation en date du 25 juin 2007




Autrefois, nos ancêtres amérindiens portaient ce type de panache emplumé que porte ici George Letendre dit Batoche. Aujourd'hui, pour nous, les Métis de Communauté Métisse de l'Estrie et de l'Union Nationale Métisse Saint-Joseph du Manitoba, ce couvre-chef est un élément de folklore, un passé qui ne revit que par le souvenir. Néanmoins, les Métis vouent un très grand respect à leurs ancêtres et la coiffe de chef portée, exposée ou posée sur un meuble reçoit toujours une attention particulière.

Nous voyons ici Georges Letendre dit Batoche, l'un des fondateurs de Communauté Métisse de l'Estrie et de l'Union Est-Ouest à la boutique de Claude Forest (Claude Forest étant l'un des deux premiers interlocuteurs de l'Ouest Métis qui participèrent à la fondation du mouvement de renouveau, d'Est en Ouest, l'Union Est-Ouest) qui est le concepteur responsable de ce voyage-ci au Manitoba et ainsi le Métis capitaine de l'expédition. Éric Dubé, Jean Dubé, Raymond Cyr et Danielle Robineau y référèrent comme l'autorité responsable qui s'imposait naturellement par ses qualités de meneur, dans les circonstances. Ainsi, il est de coutume chez nous.

(Note. Aurait-il été un membre des Premières Nations qu'il aurait porté la coiffe traditionnelle, plus que pour la simple pose devant la caméra. Notons afin de protéger le mérite que tous les coûts engendrés par de ce voyage furent assumés par Georges Letendre.)



Deux cousins toujours heureux de se revoir. L'un comme l'autre sont debout bien enracinés dans le sol de la vieille Acadie, d'un pied et dans le sol des plaines, de l'autre pied. Le pays entier et plus encore est le socle de l'histoire des Métis. Par leurs ancêtres Amérindiens ils se sentent en ce grand pays depuis des millénaires. Conscients d'appartenir à une seule et même grande nation métisse, leur référence identitaire incontournable, ils sont là l'un devant l'autre célébrant la joie de se retrouver en famille. Que de fois ont-ils partagé ensemble. En mots simples et sourires échangés, sans prétention, ils sont l'expression de ce qu'est l'Union Est-Ouest. Non pas des membres et une chartre, une définition codifiée et des pères fondateurs (de ce qui a toujours existé mais menaçait de s'éteindre) mais quelque chose d'immensément plus simple et paradoxalement plus complexe à la fois. Ils sont de même sang et de même culture; ils sont l'histoire présente qu'ils partagent et réactualisent à toute occasion. Seuls des Métis peuvent en être.



L'on est à la salle à manger de l'hôtel Norwood à Saint-Boniface. Aux côtés de Gabriel Dufault, nous voyons ses amis Danielle Robineau et Éric Dubé et de dos, Jean (John) Dubé, des solides amitiés construites au fil des années passant et des visites. Notons que Danielle Robineau est la seule secrétaire administrative et responsable des relations chez une communauté métisse (Communauté Métisse de l'Estrie) qui soit salariée par des fonds privés (JEG International, propriété de Jean Dubé, Éric Dubé et Georges Letendre) au Québec et ce, sans aucune subvention.



Des informations sérieuses sont échangées. L'intérêt est palpable et l'écoute si attentive. La connaissance des réalités de l'Ouest ne peut être mieux servie que lors d'échanges directs tels celui-ci, c'est-à-dire avec ceux qui marquent l'actualité tel Gabriel Dufault, président de la plus ancienne organisation métisse enregistrée du pays. Et cet organisme est francophone.




Les discussions vont bon train jusqu'en soirée.



Lorsque Riel fut pendu, Mgr Taché était évêque à Saint-Boniface. Aussi, c'est lui qui reçu dans sa résidence le vaillant chef One Arrow qui se mourait alors que l'hôpital craignait la contagion par quelque maladie.




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