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Le texte intégral de l'adresse déposée par le Métis Richard Harvey, à la Commission Bouchard-Taylor
Vendredi 21 septembre 2007
Le texte intégral de l'adresse déposée par le Métis Richard Harvey, à la Commission Bouchard-Taylor
par Russel A. Bouchard

Vendredi 21 septembre 2007
Le Métis Richard Harvey dénonce les préjugés anti-métis et anti-canadiens-français de Gérard Bouchard
par Russel A. Bouchard



Vendredi 21 septembre 2007

Le texte intégral de l'adresse déposée par le Métis Richard Harvey, à la Commission Bouchard-Taylor

Messieurs les co-Présidents Bouchard et Taylor,

Je vous remercie de l’occasion que vous me donner de vous adresser la parole, à vous ainsi qu’à toutes les personnes du Québec que la question identitaire intéresse.

Mon nom est Richard Harvey et je vous adresse ce témoignage et ce questionnement en tant que Métis et Canadien français de la grande région du Saguenay-Lac-St-Jean. Je voudrais souligner içi tout le respect que j’ai pour la présidence et pour l’objet de cette commission.

Cependant, Monsieur le co-président Bouchard, vous avez incidemment déclaré, dans le journal le Quotidien du premier novembre 2006, à propos des Métis et je cite : «J’ai de la misère avec leurs revendications», et un peu plus loin, vous avez prétendu qu’il n’y avait pas de communauté métisse historique au Saguenay-Lac St-Jean et je vous cite encore : «sinon on pourrait quasiment dire que la moitié de la population est Métis».

Mon questionnement par rapport à vos propos est le suivant : comment peut-on espérer un traitement juste et équitable de cette commission que vous co-présidez, lorsqu’on est Métis canadiens-français et, de surcroît, originaire de cette région?

En d’autres termes : comment le Québec et les Québécois peuvent-ils constituer un des peuples les plus accueillants et les plus accommodants de la planète lorsqu’il s’agit d’accueillir et d’accommoder les immigrants étrangers, ce qui est louable en soi nous en convenons tous, et être à la fois aussi discriminant et méprisant envers les peuples fondateurs de ce continent et de ce pays en particulier, les autochtones dont les Indiens, les Inuits, les Métis et les canadiens français notamment. Des peuples distinctifs qui sont, il est important de le souligner, à l’origine de la découverte, du peuplement et du développement des territoires qu’ils habitent encore, depuis des temps immémoriaux, envers et contre tout.

Vu sous cet angle et compte tenu des objectifs et de l’agenda de cette commission, il m’apparaît impératif que les québécois exigent de leurs représentants et de leurs gouvernements la mise en place de mesures exceptionnelles et prioritaires d’accommodements envers les communautés autochtones et particulièrement envers le peuple Métis du Québec qui, à l’instar des canadiens français aujourd’hui, fait face à l’aliénation et à la négation, dans un espace qui lui appartient aussi de plein droit comme peuple autochtone du Canada et du Québec.

Enfin pour le peuple québécois monsieur le co-président, cette reconnaissance des Métis et des autochtones comme peuples fondateurs ne constituerait-elle pas aux yeux de tous, une reconnaissance de sa propre existence ? Une reconnaissance de l’essentiel de lui-même, de ses sources, de son parcours historique, de son originalité, et de la légitimité de son devenir. Un peuple enfin et résolument ouvert sur le monde à jamais. Un Vrai Pays du Nouveau Monde.

Merci.

Richard Harvey
L'Ascension (Lac-Saint-Jean)
20 septembre 2007

Source : Le Peuple Métis de la Boréalie

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Vendredi 21 septembre 2007

Le Métis Richard Harvey dénonce les préjugés anti-métis et anti-canadiens-français de Gérard Bouchard

Le coprésident de la Commission sur les Accommodements, Gérard Bouchard, a été sévèrement pris à partie, lors de son passage à Saguenay (jeudi, 20 septembre), par un Métis de L'Ascension (Lac-Saint-Jean) qui lui a vivement reproché ses préjugés anti-autochtones, anti-métis et anti-canadiens français. Richard Harvey, rapporte le journaliste de la Maison de La Presse, Louis Tremblay, a vivement reproché au co-président Bouchard de ne pas avoir l'intégrité professionnelle requise pour assumer cette responsabilité.

***

JONQUIÈRE, Le Quotidien (LT) — «En fait, écrit le journaliste Tremblay dans Le Quotidien du 21 septembre, Richard Harvey questionne tout ce processus qui donne beaucoup de place aux nouveaux arrivants alors que les Métis du Québec n'ont toujours pas obtenu de reconnaissance politique et légale. Sur ce point, il a référé à des déclarations du coprésident sur toute la question de la reconnaissance des communautés métisses au sens du jugement Powley.

Dans une entrevue accordée au Quotidien, Gérard Bouchard avait fait état de critères fixés par la Cour suprême du Canada pour reconnaître à une communauté et à ses membres le tatut de Métis. Avec l'analyse des données ethnoculturelles du Québec, le sociologue et historien en arrivait à la conclusion que les personnes qui réclamaient ce statut ne répondaient pas à ces critères bien spécifiques.

«Mon questionnement par rapport à vos propos est le suivant : comment peut-on espérer un traitement juste et équitable de cette commission que vous coprésidez lorsqu'on est Métis, Canadiens français, et de surcroît originaire de cette région?»

«Devant cette situation, et compte tenu des objectifs et de l'agenda de cette commission, il m'apparaît impératif que les Québécois exigent de leurs représentants et de leurs gouvernements la mise en place de mesures exceptionnelles et prioritaires d'accommodements envers les communautés autochtones et plus spécifiquement le peuple Métis.»

La charge de Richard Harvey est tombée à l'eau quand le coprésident l'a remercié de sa présentation sans même tenter de rectifier les faits.»

***

Devant un tel mépris manifesté par un co-président qui aurait dû accueillir avec beaucoup d'ouverture cette déclaration pourtant effectuée selon les règles de ce débat public, les Métis du Québec et les Canadiens français sont en droit de demander au gouvernement Charest d'exiger, sans délai, une réponse claire du coprésident Bouchard. Cela fait et obtenu, dans un souci de justice et d'équité, il faut également que le coprésident nous assure que cette intervention sera commentée et textuellement citée dans le rapport à venir. À défaut d'obtenir ce minimum requis, nous demandons au premier ministre Charest de démettre ce co-président de ses tâches et de lui demander de quitter le parquet de la Commission.

Aux lecteurs de réagir...

Russel Bouchard

Source : Le Peuple Métis de la Boréalie

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