34 visites, 37 pages affichées Administration
Bienvenue ! Login
AAQ.CA Autochtones Indiens
RAPPEL : UNION MÉTISSE EST-OUEST
La Presse québécoise, avril 2007

UNION MÉTISSE EST-OUEST

LARRY BÉLANGER OU LE CRI DE RÉVOLTE DU HÉRON BLEU

Nous sommes un peuple ou nous ne le sommes pas. Et si nous sommes un peuple, qu’on nous reconnaisse d’abord ! – Russel Bouchard

Chef métis de Rivière-Verte (Nouveau-Brunswick), Père de l’Union métisse Est-Ouest dans sa province et chef spirituel du groupe artistique L’Œil culturel autochtone, Lawrence, dit «Larry» Bélanger, a toujours souffert de ne pas pouvoir s’exprimer dans un média. Par conséquent, je suis heureuse de lui offrir aujourd’hui cette tribune.

D’ascendance irlandaise, Malécite par son père (Nation Madawaska) et Micmac par sa mère, ce Métis de langue française a vécu dans la réserve de Saint-Basile (État du Maine) avant de s’établir au Québec puis au Nouveau-Brunswick. Animateur d’événements autochtones, c’est surtout un artisan-ébéniste et un sculpteur œuvrant dans le plus pur esprit de ses ancêtres Premières Nations : «Depuis l’enfance, je fabrique des bijoux, des capteurs de rêve, des porte-bonheur, des paniers et des couteaux, explique-t-il fièrement. Les matériaux que j’utilise sont l’écorce de pin, le cèdre, le cuir, les os d’animaux, les plumes, les billes de bois ou de métal, jamais de perles en plastique qui sont réservées à l’artisanat de pacotille. Depuis 1969, je sculpte essentiellement le bois et la pierre à savon ou stéatite : des personnages, des têtes d’Indiens en relief, des animaux, des paysages. Je crée aussi des tableaux sur du cuir repoussé, du plomb et du plâtre naturel ou peint en respectant les couleurs de la nature et des créatures. Mais je ne confectionne que sur commande des régalias ou atours de cérémonie, des vêtements, des mocassins et des tambours car la préparation et le tannage du cuir exigent un grand investissement de temps : il faut laisser la peau de l’orignal, de l’élan ou du chevreuil tremper vingt-et-un jours dans une solution puis enlever le poil, la chair, le gras, jusqu’à ce qu’on parvienne à la peau crue, la babiche. À partir de là, je fabrique le cuir que j’enduis de cervelle d’animal, comme d’une huile, ce qui le rend plus souple et lui permet de conserver sa couleur.»

Dans ces jeunes Malécites et Micmacs auxquels il a vainement tenté de transmettre son art et qui se révèlent «davantage intéressés par le Nintendo et la drogue», Larry Bélanger voit le symbole d’une culture authentique déracinée comme un grand arbre par le spectre de la mondialisation : «Notre spiritualité, nos coutumes et nos traditions se meurent, confie-t-il d’une voix triste mais nullement résignée, il n’y a même plus de gardien de la pipe chez les Malécites et seuls les anciens parlent encore notre langue… Ici, l’argent est roi : les gens des réserves sont achetés, manipulés, dupés par les discours des gouvernements qui entretiennent les discordes entre autochtones pour imposer leur loi. D’ailleurs, ici, le gouvernement n’est rien d’autre qu’un cartel qui possède 80 % du pays, ne paie pas d’impôts et contrôle tout. On achète les maisons des autochtones à n’importe quel prix en leur faisant croire qu’ils sont gagnants et on les démolit comme des nids de hérons, on vend les terrains des réserves qui rapetissent de jour en jour : au moins, dans les siècles passés, nos aïeux pouvaient encore chasser et pêcher ! J’ai souvent dénoncé ces faits mais on m’a traité de révolutionnaire et prié de me taire par crainte des représailles...»

Poursuivant sa diatribe, notre interviewé expose la situation des Métis de l’Est, assurément l’une des plus douloureuses qui perdure au pays : «Il a fallu attendre cinq générations avant de prendre conscience de son identité, d’oser s’affirmer comme Métis et de s’interroger sur son devenir, déclare-t-il. Il y a longtemps que j’essaie d’aider les miens mais à la moindre velléité de rapprochement ou de ralliement, il s’est toujours trouvé quelqu’un pour nous mettre des bâtons dans les roues, acheter les leaders, vendre de fausses cartes d’identité ou proclamer qu’il n’y a pas de Métis au Nouveau-Brunswick. L’Union métisse Est-Ouest, que vous avez fondée avec Gabriel Dufault, Raymond Cyr, Archie Martin et d’autres – et là, je lève mon chapeau parce que ce n’était pas évident – nous a apporté un espoir, une dignité, une direction tant humaine que politique et culturelle : je suis fier d’en avoir été nommé l’un des Pères.»

Finalement, c’est tout le processus auquel les pouvoirs publics astreignent le peuple métis pour se faire reconnaître que le leader remet en question : «Certes, les Métis sont reconnus dans la Constitution – sur le papier mais pas dans les faits, précise-t-il. Il faut que chaque communauté ou nation métisse se fasse identifier au niveau provincial puis fédéral et cette démarche demande au minimum… dix ans ! Il faut qu’un ou plusieurs Métis se fassent prendre à chasser ou à pêcher en dehors des périodes et des lieux réglementaires : cela a-t-il de l’allure ? Il faut prouver qu’on appartient à une communauté historique : or, dans les Maritimes, la seule qui existe est celle que Pierre Lejeune avait fondée en 1622 en Nouvelle-Écosse. Il y en a eu d’autres, bien-sûr, mais elles n’ont jamais été officielles et on nous oblige à courir après des papiers imaginaires, alors que notre culture est avant tout fondée sur la mémoire et la tradition orale. Par ailleurs, les avocats acceptent de ne défendre que les Indiens statués par la loi de 1867. Quant aux Blancs, ils nous méprisent, même si nombre d’entre eux ont du sang autochtone. Aussi vous comprenez que beaucoup de Métis préfèrent vivre sur les réserves avec les Premières Nations quoique celles-ci ne les acceptent pas non plus. Quand tu es Métis, tu es du mauvais côté de la médaille mais je me battrai jusqu’à la fin. Jusqu’à la fin, j’exhorterai les Métis ainsi que les Premières Nations à sortir des réserves et comme l’écrivait Louis Riel, à proclamer haut et fort que les terres, les bois, les eaux leur appartiennent, sous peine de demeurer à jamais les marionnettes des gouvernements et des profiteurs...»

Ismène Toussaint
Auteure et lien-fondateur de l’Union métisse Est-Ouest



La Presse québécoise, mars 2007

UNION MÉTISSE EST-OUEST

Un exemple pour les jeunes Métis : Steve Blanchette à la rescousse de la Rivière-du-Loup

Nous sommes tous nés uniques mais nous avons tous besoin d’appartenance. Une voix intérieure nous guide vers nos racines. Nous avons tous besoin d’Unité – STEVE BLANCHETTE

Son pays natal est une rivière – la Rivière-du-Loup – et à l’écouter en parler, on sent combien ce natif du Poisson, passionné de pêche et de randonnées en canot, lui est attaché… Depuis quinze ans, Steve Blanchette, membre impliqué de la Communauté métisse de Yamachiche (Wabamachiche 082, membre de l’Alliance Autochtone du Québec ou AAQ), assistait, impuissant, au lent empoisonnement de ce cours d’eau par des pesticides s’écoulant des champs voisins. Mais lorsque la compagnie ferroviaire Canadian National a commencé à y déverser ses essences usagées, tuant les poissons par centaines et compromettant gravement le frai du doré – «un scandale que les pouvoirs publics se sont empressés d’étouffer», précise mon interviewé –, il a décidé de réagir.

L’année dernière, il a alors rejoint l’Organisme de Bassin versant de la Rivière-du-Loup (OBVRL, www.obvrl.ca - coordonnateur : M. François Péloquin), une filiale du Regroupement des Organismes de Bassin versant du Québec (ROBVQ, www.robvq.qc.ca) qui a pour mission de favoriser une politique de gestion intégrée de l’eau de trente-trois rivières au pays. Je crois utile de préciser qu’un bassin versant est un territoire délimité par les crêtes des montagnes et les dénivellations de terrain, plus connues sous le nom de «ligne de partage des eaux» : chaque goutte d’eau qui tombe à l’intérieur de ces limites atteint à la fin de son parcours le même exutoire ou porte de sortie. Depuis le 24 octobre dernier, Steve Blanchette siège même à la table de concertation de l’OBVRL qui réunit des représentants de secteurs d’activités très divers (institutionnel, municipal, communautaire, agricole, forestier, industriel, énergétique, récréotouristique…), animés par des objectifs communs : produire un plan direct d’eau ; améliorer la qualité de l’eau de la rivière et de ses affluents ; conserver les habitats fauniques et les milieux aquatiques précaires ; promouvoir les bienfaits des bandes riveraines ; et sensibiliser la population à la fragilité des écosystèmes.


Le patriotisme, qui fait les grands hommes, fait aussi les grands prodiges... - LAURE CONAN
Dans quelques semaines, le jeune Métis s’attellera à nettoyer les berges les plus sinistrées de la rivière. «Notre mode de vie est menacé, confie-t-il. Même si la pêche, la chasse et la cueillette ne sont plus essentiels à notre subsistance, nous les pratiquons encore et je n’ai nullement envie de léguer un patrimoine gâté à mon fils de deux ans.» Il sera aidé dans sa tâche par les membres de sa communauté, les Magouas (ou «Makwa», un mot signifiant «ours» en algonquin), descendants d’Algonquins de Trois-Rivières, qui était au XVIIe siècle l’épicentre du commerce des fourrures, et de trafiquants blancs. Attirés par les forêts giboyeuses et les eaux fertiles de Namassis (ancien nom abénaqui de la Rivière-du-Loup désignant ses «eaux poissonneuses»), ces derniers fondèrent le village éponyme de Magoua, qui accueillit au fil du temps d’autres Premières Nations (Micmacs, Nispissis, Abénaquis, Renards…) et des Acadiens fuyant la Déportation de 1755-1759.(1) «Nous formons une communauté métisse historique au sens Powley du terme, déclare fièrement Steve Blanchette, mais la municipalité de Yamachiche refuse de nous reconnaître : pour elle, notre village n’est qu’un quartier de marginaux. Au XIXe siècle, les autorités politiques et religieuses ont tenté de nous faire disparaître, à l’instar des autres Métis, en nous assimilant aux Indiens des réserves ou aux Blancs. Mais nous avons survécu : aujourd’hui, les romans de l’écrivain québécois Jacques Ferron, les travaux de recherche de plusieurs historiens, anthropologues et linguistes attestent de notre existence et de notre parler distinct : le “magoua” est notre joual, en quelque sorte. Nous avons souffert de discrimination jusque dans la seconde moitié du XXe siècle : en 1910, on a changé le nom de notre village en celui de “Petite-Mission”. Nous étions rejetés par la population blanche de Yamachiche qui nous traitait de “magous”, en d’autres termes, de “mauvais”. Or, nous n’étions pas plus mauvais que les autres : nous étions des gens modestes, c’est tout. “De fait, si on prend le temps de consulter le site Internet de la communauté, namassmagoua. spaces.live.com, on y découvre une émouvante galerie de portraits de Métis des années 1950-1960 respirant la bonhomie, la dignité et la joie de vivre.” Moi qui suis né en 1980, je n’ai pas vécu cet ostracisme, ajoute notre ami, les mentalités ont évolué mais au temps de mes grands-parents et même de mes parents, il fallait parfois jouer des poings pour se faire respecter.»

Notre sympathique président espère avoir suffisamment avancé dans ses travaux d’assainissement de la rivière pour recevoir au mois de juin prochain Le Grand Dérangement métis, une assemblée de représentants et de membres de la Communauté de l’Estrie et de différentes régions du Québec qui se tient chaque année dans son village (voir les articles de Raymond Cyr dans La Nation autochtone du Québec, www.autochtones.ca). Qu’importe s’il ne s’agit encore que d’«un événement sans prétention, à caractère intime et convivial», selon l’hôte des lieux, où chacun fait partager à son prochain ses souvenirs, son expérience de vie et son approche de la spiritualité en dehors de tout contexte politique, cette initiative est bel et bien le signe que le coeur métis du Québec s’est remis à battre dans la tradition des grands rassemblements autochtones. Sous l’oeil protecteur du Poisson contemplatif et de l’Ours guerrier, qui semblent si bien résumer la personnalité de Steve Blanchette (2).

ISMÈNE TOUSSAINT
Lien-fondateur de l’Union métisse Est-Ouest

1. À noter toutefois que l’histoire de cette communauté demeure encore mal connue. La sortie récente d’un ouvrage consacré aux Algonquins de Trois-Rivières (Éditions Recherches amérindiennes, 2006) soulève des questions d’ordre historique, notamment sur la carence des ressources archivistiques et la fragilité des sources orales évoquées : un défi doublé d’un devoir que les auteurs, Claude Hubert et Rémi Savard, n'ont toujours pas pris le temps de relever (Note de Russel-Aurore Bouchard).

2. L’auteure tient à exprimer de nouveau toute sa sympathie à Steve Blanchette pour le décès de son père, M. Sylvain Blanchette.




La Presse québécoise, octobre 2007

UNION MÉTISSE EST-OUEST

8 mai 2007 : Signature officielle de l’Acte d’Union Métisse Est-Ouest

Deux ans jour pour jour après la première alliance qui avait été scellée entre M. Gabriel Dufault, président de l’Union nationale métisse Saint- Joseph du Manitoba (UNMSJM), et M. Raymond Cyr, représentant de la communauté métisse de l’Estrie (président : M. Éric Dubé), ce, grâce au travail d’ambassade de Mme Ismène Toussaint, auteure métisse d’adoption, un Acte historique d’Union entre les Métis de l’Ouest et les Métis de l’Est a été officiellement signé le 8 mai 2007 à la Maison-Dagenais de la Ville-de-Lac-Brome (Estrie), en présence d’un homme de loi, Me Sylvain Lavallée, et d’une délégation d’une dizaine de personnes : Métis, représentants d’organismes de soutien à leur cause, représentants culturels en costume de la Nouvelle-France, et journalistes.

Les signataires de cette pièce historique – qui vient d’être remise aux principaux chefs métis du pays, aux gouvernements, aux centres d’archives, aux Universités et aux rédacteurs d’Encyclopédies – étaient le célèbre militant Gilles Rhéaume, Métis abénaki, qui représentait le Québec, et Ismène Toussaint, pour l’Ouest dans son ensemble.

Une mini-exposition accueillait les invités dans la salle de réception : portraits de Louis Riel et du général Marquis Louis- Joseph de Montcalm (1712-1759), qui était surnommé en son temps « le père spirituel des Sauvages », objets et souvenirs autochtones, petits drapeaux, ouvrages d’Ismène Toussaint, de Russel Bouchard, historien officiel de l’Union et «être aux deux esprits », ainsi que du baron Georges Savarin de Marestan, parrain du Régiment des Miliciens et Réguliers du Marquis de Montcalm (RMRMM – marquisdemontcalm. net) et descendant du célèbre officier.

Après avoir diffusé l’hymne national métis, Peuple métis, souviens-toi, ouvre du ténor et compositeur français Jean-Marc Philippe Duval, le maître de cérémonie, M. Yves Saint-Denis, représentant de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, a rappelé les liens qui unissent cet organisme aux Métis de l’Ouest depuis 1870, année de fondation du gouvernement provisoire de Louis Riel, et aux Métis de l’Est depuis le 11 octobre 2005, date à laquelle Ismène Toussaint avait réuni pour la première fois une brochette de chefs métis de l’Ouest, du Québec et des Provinces Maritimes. Cette dernière a ensuite évoqué les faits saillants qui ont jalonné la jeune histoire de l’Union tout en permettant à de très nombreuses personnes et familles de se retrouver à travers le continent.


La meilleure façon d’apprivoiser un tigre, c’est d’être poli avec lui.
Bien que le contenu historique de l’Acte ait été authentifié quelques jours plus tôt par un comité d’historiens, Yves Saint- Denis et Maître Sylvain Lavallée ont exigé de l’auteure qu’elle témoigne sur l’honneur de sa « véracité » et de sa « vérifiabilité ». Puis, d’une voix à la fois émue et solennelle, Gilles Rhéaume en a entamé la lecture :

« Quelle joie pour nous d’apprendre que les Métis ne font plus qu’un !» – Louis Riel (16 février 1870)

Considérant que les Métis sont le fruit des unions entre les Européens arrivés au XVIIe siècle en Pays-de-Canada et les Indiennes (Premières Nations), et que les Provinces Maritimes et le Québec forment le berceau du métissage.

Considérant que les Métis, en qualité de coureurs de bois et de nautoniers, ont permis au XVIIIe et au XIXe siècles la conquête de tout le continent et constituent par conséquent un des peuples fondateurs du Canada, inscrit depuis l’année 1982 dans l’article 35 de la Constitution canadienne.

Considérant que les Métis ont été séparés par la barrière naturelle des Grands Lacs et des Montagnes Rocheuses, la fusion des compagnies de fourrures en 1821, la scission des deux Canada en 1841, la création de la Confédération canadienne en 1867, l’écrasement de la résistance métisse contre les accapareurs de terres à Batoche (Saskatchewan) en 1885 et l’exécution de notre Chef Louis Riel (1844-1885).

Nous déclarons solennellement, au nom des peuples métis de l’Est et de l’Ouest, avoir scellé une alliance le 8 mai 2005 à Montréal, par l’entremise de M. Gabriel Dufault, président de l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba (UNMSJM), fondée en 1884 par Louis Riel et reprise en 1887 par son frère Joseph Riel ; de M. Raymond Cyr, représentant de la Communauté métisse de l’Estrie, fondée en 2004 par M. Éric Dubé ; et de Mme Ismène Toussaint, auteure métisse d’adoption et lien-fondateur de cette alliance, et former à nouveau un seul et même peuple, uni, fraternel et indivisible, depuis l’Atlantique jusqu’au Pacifique.

Avoir reconnu, le 11 octobre 2005 à la
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, et le 11 octobre 2006, l’existence de Métis et de communautés métisses au Québec et dans les Provinces Maritimes, ce, en dépit de la négation des gouvernements ; et avoir fondé une association dite Union métisse Est-Ouest, destinée à permettre aux familles métisses de se retrouver, à promouvoir la culture métisse, à défendre les droits et les intérêts du peuple métis, et à développer les liens déjà tissés avec les nôtres dans tout le pays (voir le détail des objectifs et la charte en addendum).


Les Palourdes, symbole de la résistance des
Métis de l’Est. Tableau de Diane Richard,
artiste du Nouveau-Brunswick
En foi de quoi, en ce huitième jour du mois de mai 2007, nous signons sur l’honneur le présent acte devant les témoins dont les noms suivent »

Après la signature officielle, les deux représentants métis ont appelé leurs témoins à les imiter : M. Yves Saint-Denis ; le capitaine Jean-Guy Pinel (alias le capitaine de la Rochebeaucour, aide de camp du Marquis de Montcalm), qui vient d’enrôler un groupe de Métis dans son corps de troupe ; et M. Jean Jolicour, vérificateur financier de l’Alliance autochtone du Québec (AAQ). Ensuite, Gilles Rhéaume et Ismène Toussaint ont à nouveau juré sur l’honneur « avoir toujours servi la cause métisse dans l’esprit de l’Acte d’Union et de Louis Riel ».

La cérémonie s’est achevée par un hommage des Métis à Ismène Toussaint, « cheville ouvrière de l’Union », ainsi qu’au travail militant et journalistique qu’elle a mené avec abnégation en faveur des leurs, parallèlement à son parcours d’auteure. Puis les participants se sont égayés dans la nature pour une séance de photographies, avant de se rassembler devant un copieux goûter, où, selon leur habitude, les Autochtones ont pu échanger leurs généalogies, leurs traditions et leurs souvenirs ancestraux.

ÉRIC CARTIER
communicateur (Montréal)




 

Haut de la page
 

Accueil Articles Événements Liens Annonces Discussions Mon Portail Devenir Membre Administration

Copyright © Jean Jolicoeur. Tous droits réservés.